23/11/2011

Vertige / Franck Thilliez


Alors, alors, il est comment le dernier Thilliez ? Pour les fans de la première heure, pas la peine d’aller plus loin, vous l’avez déjà lu et ma chronique ne vous apportera rien de nouveau.

Après mes deux déceptions, que sont Le Syndrome E et Gataca, j’ai l’immense honneur de vous annoncer que Monsieur Franck Thilliez est de retour.

Un grand auteur n’est pas forcément sans surprise. Il lui arrive, et c’est tant mieux, d’essayer autre chose et je ne peux que l’en remercier, mais il est vrai que ses deux derniers polars n’avaient pas allumé de petites loupiottes vertes dans mon cerveau.

Alors ? ALORS ? Il est comment le dernier Thilliez ?

Tout simplement diabolique, malsain et haletant.

Il ne détrône pas La Forêt des ombres et  Train d’enfer pour Ange rouge  dans ma bibliothèque mais je vais l’offrir et le recommander vicieusement à tous les amateurs du genre et ce jusqu’à la sortie du prochain !

Jonathan Touvier, ancien alpiniste confirmé, se réveille au fond d’un gouffre en compagnie de son chien. Il est entravé au poignet par une énorme chaîne plantée à un pieu dans la roche. La dernière chose dont il est pleinement conscient est d’avoir laissé sa femme, Françoise, à l’hôpital. 

Deux parfaits inconnus sont à ses côtés. L’un est attaché à la cheville, l’autre a le visage recouvert d’un masque de fer relié à l’arrière du crâne à un détonateur. S’il s’éloigne de plus de 50 mètres de ses compagnons d’infortune, il explose. 

Pourquoi sont-ils ici ? Qu’ont-ils fait pour mériter une telle torture ? Comment vont-ils survivre ? Combien de temps tient un homme sous terre dans des conditions aussi extrêmes ? Quand perd-on la tête ?

Vertige est un huis clos où l’écriture de Franck Thilliez y est efficace, extrêmement précise, sans descriptions interminables ni cours de sciences. Il sait instaurer un climat de peur dès les premières pages et cela ne vous lâche pas après. Si le pendant de Saw avait un roman, cela pourrait bien être Vertige.

Son roman est une avancée dans l’horreur. Chaque heure qui passe transforme un peu plus ses individus soumis à des conditions extrêmes.

A la manière d’un grand chirurgien de l’horreur, Franck Thilliez nous emmène avec ses personnages dans une descente aux enfers. Pas à pas nous nous rapprochons du dénouement, et doucement nous sentons un peu plus le froid du glacier en nous.

Bref mes petites plantes, c’est du sur mesure !!!

A très vite,

Mauvaise graine.





7 commentaires:

BiblioMan(u) a dit…

Justement, est-ce que ça ne ressemble pas trop à "Saw" parce que vu le résumé, ou plus exactement les conditions des victimes dont l'une avec un détonateur, ça y fait vraiment, mais alors vraiment penser... ? Je pose juste la question, hein.

Lune a dit…

Tu m'intéresses !! Hâte de lire ça :D

Les habitants de l'Avenue a dit…

j'avais bien pétocher avec la forêt des ombres, tu me donnes envie !

Mauvaise Graine a dit…

@ Manu, Manu, c'est un affront à Franck Thilliez ! La référence à Saw est subjective, il reste le maître des tortures psychologiques ;-)
@ à lire à cette période de l'année sans aucun doute !

BiblioMan(u) a dit…

@Mauvaise graine: C'est parce que je vois le mal partout ! Mais tu enfonces bien le clou je trouve. Curiosité piquée...

Alice.Dehaene a dit…

Je viens de le finir, à l'instant. Une journée de lecture, sans rien faire d'autre que lire, lire, et lire encore. Ce roman fait sincèrement méditer, même après l'avoir fini, on ne comprend pas...
Quelqu'un pour discuter l'avant-dernière et la dernière phrase avec moi ? ;)

manU a dit…

Et dire que je n'ai pas encore lu un seul Thilliez...